Zowie

May 18th, 2017

Zowie est une série de bande dessinée d’aventure fantastique créée par Christian Darasse et Bosse pour l’hebdomadaire Spirou à partir du no 2123 en 1978 jusqu’en 1984, avant d’en faire un seul album édité en 1983 par Dupuis dans la collection Carte Blanche.

En 2007, en tant que scénariste et dessinateur et toujours avec son complice pour l’encrage, Bosse reprend la série pour Dargaud.

Zowie est un garçon un peu turbulent, envoyé en pension lugubre où il découvre un livre magique qui le mène dans un monde fantastique.

Un matin, à Ryons-les-Airelles, en compagnie de ses parents dans un bazar, Zowie Duprèdubois choisit un vieux livre plutôt qu’un canif ou une toupie pour se distraire à la colonie des vacances.

Arrivés à l’institution Le Foyer, la mère rassure son fils que c’est un endroit idéal et que tout le monde y est gentil, comme le dit bien le pion Gaspard Latasse qui vient juste de s’approcher à eux : « Le Foyer, tout le monde est choyé ». Ses parents étant maintenant partis, le pion change d’apparence avec un petit rire sardonique au moment où la sonnerie annonce l’heure du déjeuner : il doit surveiller le réfectoire. Zowie, se trouvant seul avec sa valise et son vieux livre, monte jusqu’à l’entrée où il entend, au bout de l’allée water waist belt, le cri d’avertissement venant à la cantine. Les enfants s’y montrent aussi bien gais que désagréable et se moquent du pion piqué de colère inutile. Zowie, voyant tout cela, se rassure et s’apprête à s’asseoir sur une chaise, mais un jeune voyou nommé Loulou lui ordonne grossièrement de se tirer de là. Le pion a tout vu, tout entendu et, s’approchant au nouveau, lui prévient que « si on n’est pas assez débrouillard, on ne mange pas ».

Le repas terminé, Zowie, retiré de la cour de la récréation avec son ventre vide, se met à lire jusqu’à ce que Loulou et sa bande, Cachou et Pogo, cassent son ambiance tranquille. Loulou lui recommande de donner le livre. Ce dernier refuse net, ce qui provoque une bagarre. Alerté par Cachou, le pion arrive. Loulou dit que c’est Zowie qui a commencé. Mécontent, le pion ramasse le nouveau et l’amène chez le directeur. Ce dernier, d’une manière je-m’en-foutiste, comptant l’argent, lui demande de prendre ses responsabilités lui-même. Le pion décide alors que Zowie passe l’après-midi dans la cave remplie de poussière et de toiles d’araignées, tellement sombre que le victime ne peut lire… mais, ouvrant le livre, une lumière y surgit…

Bosse et Christian Darasse aiment travailler ensemble, tout en discutant d’abord le scénario avant que le premier en écrive tout au long parce que « ce n’est pas tous les jours drôle de se retrouver face à sa planche, sans personne avec qui échanger des idées ou parler de son travail. Nous avons donc conçu une façon de travailler, qui au début ressemblait à une partie de ping-pong ».

Pour réaliser les planches, c’est Bosse qui assume les crayonnés des histoires et Christian Darasse à l’encrage, une partie du travail qu’il estime extrêmement. Quant à la mise en couleurs, c’est le studio Leonardo qui s’en occupe et, depuis la reprise de la série en 2007, Benoît Bekaert qui « complète à merveille notre équipe. Il réalise des effets visuels extraordinaires ».

En 1978, le personnage est né de l’imagination de Bosse et de Christian Darasse qui partagent le scénario, même si, de temps à autre, cela suscite des difficultés en raison que l’un ne reconnaît plus la plume de l’autre. Tous deux passionnés de musique, ils décident ensemble de le baptiser Zowie en hommage de Duncan Zowie Haywood Jones, fils du chanteur David Bowie dont ils sont fanatiques.

Dupuis publie la première aventure de trente planches ayant pour titre Les Malheurs de Zowie à suivre dans Spirou no 2123 du pendant onze semaines.

Bien que la première aventure intitulée Les Malheurs de Zowie ne compte que trente planches, les éditeurs de Dupuis prennent la décision de reprendre les quarante-quatre planches de Le Pinceau de cristal pour les réimprimer en album souple, au numéro quatre de la collection Carte Blanche Spirou à….

Il sort en plein premier trimestre 1983.

En 1983, le réalisateur Wolfgang Petersen, ainsi que les producteurs de Constantin Film et de Warner Bros., a déjà commencé à tourner, en Allemagne, le film L’Histoire sans fin dont l’histoire raconte un jeune garçon qui emprunte en douce un livre intitulé L’Histoire sans fin dans une librairie et, au fur et à mesure qu’il avance dans la lecture du livre, il se retrouve lui-même faisant partie de la quête dont le but est de sauver le monde et les habitants du Pays Fantastique. La maison d’édition, avec prudence, avant de porter plainte contre la production américaine, songe à se renseigner un peu plus sur ce projet et apprend qu’il s’agit d’une adaptation d’un roman Die unendliche Geschichte de Michael Ende, publié en 1979 : « De nombreuses idées incluses au premier album de Zowie, s’y retrouvaient. Un gamin qui entre en possession d’un livre magique, se révélant être un passage vers un autre univers fait de fantaisie et de magie. L’inadaptation du héros par rapport au monde réel et particulièrement scolaire. La persécution du gamin par les autres élèves. Et même le Mange-Pierre, l’un des personnages centraux de notre récit, s’y retrouvait en gardant le même nom!. »

Les éditeurs de Dupuis demandent aux créateurs d’évoluer les aventures de Zowie. De toute évidence, Bosse et Christian Darasse sont surpris : « Notre éditeur a sous-entendu, avec prudence, que nous nous en étions inspiré de manière inconsciente. Il nous conseilla d’écraser, et de faire évoluer Zowie dans une direction différente que prévue. Il fallait abandonner l’idée d’exploiter le livre magique qui nous rapprochait trop du récit de Michael Ende. Dupuis craignait que ce ne soit la Warner qui, en final, nous fasse un procès ! Non seulement nous nous sentions lésés, mais on nous suspectait de plagiat en plus. Nous nous mettions à craindre, pour le coup, de devenir persona non grata dans le journal ».

Complètement désorbités par le fait que le personnage continue l’aventure sans son livre magique, la série s’arrête finalement sur la décision des référendums et des nouveaux rédacteurs en chef. Bosse se souvient encore que « le pire était encore à venir. Nous nous sommes rendu compte, des années plus tard, que la parution du premier tome de Zowie était antérieure au livre de Michael Ende ! Antérieure d’un an et demi, environ ! Nous ne pouvions donc pas en être inspirés. Par contre, l’écrivain, lui, l’aurait pu être de notre travail. Ceci dit, il est loin d’être certain que nous aurions gagné un procès face à la Warner. Mais bon, notre éditeur, à l’époque, aurait dû nous soutenir… »

Au début des années 2000, en plein véritable phénomène de la saga Harry Potter, c’est par hasard à l’enterrement d’une amie de Christian Darasse que le responsable éditorial de Dargaud, Yves Schlirf, demande à ce dernier de reprendre les aventures de Zowie avec Bosse. Convaincu, Christian Darasse en parle avec son complice de toujours qui raconte ensuite : « […] je n’ai pas été long à me décider. Lorsque l’on vous offre la possibilité de revenir sur projet qui, à l’époque best college football uniforms 2014, avait échoué à causes de pressions extérieures, on ne peut que sauter sur l’occasion. Le plaisir était trop grand : nous voulions montrer ce que nous aurions pu faire de ce personnage si on nous avait laissé les coudées franches. »

Les fidèles lecteurs de l’hebdomadaire Spirou découvrent, le , un nouveau personnage Zowie dans sa première aventure de trente planches à suivre Les Malheurs de Zowie au no 2123 jusqu’au no 2133, en mars 1979, dont la couverture du no 2124 montre Zowie en pleine surprise avec son livre jailli de lumière, avec une petite fille en bas disant « Ça, c’est Zowie, dessin par Darasse ». À nouveau sur la couverture du no 2152, le , où Zowie et sa copine Liza semblent fuir, débute ici Le Pinceau de cristal, une seconde aventure de quarante-quatre planches à suivre jusqu’au no 2170, en novembre. Comme l’annonce dans le précédent numéro, le blondinet revient sur la couverture no 2197 du avec un air soucieux derrière une épave abandonnée en second plan pour une troisième aventure à suivre Le Mystère du An Veskenn jusqu’au no 2210, en août. Dans la même année, à l’occasion du numéro Spécial Noël, le magazine s’offre un récit complet de quatre planches titré Joyeux Noël petit sapin au no 2225 du . Huit mois après, il se montre à nouveau sur la couverture no 2260 du où l’on voit accompagné de Loulou dans une ambiance verdâtre sous l’orage lançant de mystérieux éclairs vert, avec une accroche « Zowie, le cumulus néfastus attaque ! ». Il s’agit de la quatrième aventure de treize planches titrée Zowie contre le cumulus néfastus à suivre jusqu’au no 2262. Un an après, Zowie apeuré par deux robots projetant un rayon rouge est sur la couverture no 2314 du , présentant une cinquième aventure Le Démon de l’érébus de quarante-quatre planches à suivre jusqu’au no 2324, en octobre. Zowie fait sa dernière apparition avec sa bande sur la couverture no 2359 du , Safari Land est la sixième et dernière aventure de quarante-quatre planches à publier sur l’hebdomadaire jusqu’au no 2370, en septembre, même si quelques gags y apparaissent pendant un an.

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